Les poupées russes


Les poupées russes
Un film de Cédric Klapisch
Avec Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France, Kelly Reilly…
Durée : 2h05
Sortie : 15 Juin 2005

L’auberge espagnole (2001)

En 2001, Cédric Klapisch nous invitait à suivre les aventures de Xavier, étudiant de 25 ans, parti en programme Erasmus à Barcelone pour apprendre l’espagnol et terminer ses études en économie.

Au terme d’une année passée dans “L’Auberge espagnole”, le jeune Français se retrouvait avec sept colocataires et amis de pays différents, et l’envie de jeter aux orties sa carrière au ministère des Finances pour devenir écrivain“.

“Les Poupées russes”, de Cédric Klapisch: avoir 30 ans dans l’immaturité Par Karine G. Barzegar Canadian Press

La suite du film “L’auberge espagnole” quatre ans plus tard

“Xavier n’a pas encore réalisé son rêve… être écrivain à plein temps. Pour survivre, il se partage entre petits boulots liés à l’écriture: il est pigiste irrégulier, nègre réticent, écrit de petites historiettes amoureuses ou des scénarios pour la télévision.

Sa vie est comme son boulot en gestation. N’ayant toujours pas rencontré celle qui lui est destinée depuis la nuit des temps, Xavier multiplie les aventures amoureuses, conserve de bonnes relations avec Martine, son ex, allant jusqu’à faire du baby sitting pour qu’elle puisse se rendre au forum de Porto Alegre, se réfugie chez Isabelle lorsqu’il perd l’appartement qu’il squattait.

Pour sauver son boulot de scénariste, il est obligé de se rendre à Londres afin de travailler avec Wendy, la soeur de William, qui lui, va bientôt se marier. Entre Wendy et Xavier, une douce relation naît mais sera-t-il assez mature pour enfin accepter ce que lui offre la vie sans trop se poser de questions… ”

Les poupées russes France 2, Hélène GRUMBACH, 15/06/2005

Interview de Cédric Klapish

Est-ce le film de la confrontation des rêves à la dure réalité ?

Cédric Klapisch : C’est le sujet du film qui est plus axé sur l’amour que sur les réalités sociales. L’Auberge espagnole et les Poupées russes sont un peu conçus ensemble. Le premier dit qu’il ne faut jamais arrêter de rêver, et le deuxième qu’il faut arrêter de rêver. Cette position contradictoire est liée au questionnement sur ce que c’est que devenir adulte : c’est abandonner certaines choses sans oublier de rêver, sans renoncer à des valeurs et à des principes fondamentaux. Devenir adulte, ce n’est pas juste oublier l’enfance et les rêves. Il faut garder le dynamisme que les rêves donnent mais il faut savoir faire des compromis, gérer le quotidien. Souvent, l’expression « faire des compromis » est une chose négative, mais on peut la positiver. C’est presque de la psychanalyse, mais on est bien quand on est entre le principe de plaisir et le principe de réalité. Si on est trop dans le plaisir, on est juste ailleurs mal dans sa peau et on se perd. Si on est trop dans le principe de réalité, on devient un vieux con ou un hétéro coincé comme dit Xavier (Romain Duris). Entre le Pierrot lunaire et le type dans le rang, il y a un intermédiaire. C’est cette espèce de compromis extrêmement difficile à trouver où l’on rêve et l’on arrête de rêver. Bizarrement, les deux ne sont pas contradictoires.

« C’est mon métier de faire le portrait de mon époque » Cédric Klapisch “ L’Humanité, propos recueillis par Michaël Melinard, 15 juin 2005

Kelly Reilly (Wendy)

Kelly Reilly : “une future grande”

She was nominated for a 2004 Laurence Olivier Theatre Award for Best Actress of 2003 for her performance in “After Miss Julie“, Patrick Marber’s adaptation of August Strindberg’s Miss Julie of 1888, at the Donmar Warehouse.

This play transposes August Strindberg’s 1888 play about about sex and class to 1945 and an English country house on the eve of Labour’s landslide election victory.

Kelly Reilly’s performance as the socially superior yet childishly vulnerable Miss Julie is staggering in its brilliance. As the play progresses, we see the layers of her brittle red lipstick, silver handbag and scarlet dress literally and metaphorically stripped away to reveal the shocking psychological flaws beneath“.

After Miss Julie by: Michelle Rosenberg 08/12/2003

Cinq ans après l’Auberge Espagnole, vous rejouez Wendy. Comment a-t-elle évolué ?

Kelly Reilly : elle est devenue écrivain et vit à Londres. C’est maintenant une femme indépendante, confiante, plus mûre, elle a pris de l’assurance. Mais elle a toujours une vie amoureuse un peu chaotique.

(…)

Vous reconnaissez-vous dans les problématiques de jeunes trentenaires soulevées par le film ?

Kelly Reilly : Oui, tout à fait. Vers 20 ans, on fait des expériences, on sait que ça ne va pas durer. En approchant la trentaine, on recherche le partenaire idéal, c’est instinctif je crois. En ce qui me concerne, je vais avoir 28 ans cet été et j’arrive à une période de ma vie où, bien que je ne sois pas prête à fonder une famille tout de suite, c’est quelque chose qui, j’espère, m’arrivera un jour !

Kelly Reilly, la jolie rousse des Poupées russes.

Interview : Kelly Reilly & Kevin Bishop (Les poupées russes) propos recueillis par Didier Verdurand. Interview traduite et retranscrite par Cécile Colinet. Photo en haut de page par Kelly Reilly- Ecran Large

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