Paolo Conte and the 1920′s : a humble pilgrimage to modernity
1920′s : the place where any idea of “modernity” is obliged to return in humble pilgrimage
“Razamataz is an old project I’ve been dreaming of for thirty years, a child of those mortal sins of mine, painting and music. A child too, of my untiring fascination with the spirit of the beloved 1920s, cradle of the artistic avant-gardes of the twentieth century, the place where any idea of “modernity” is obliged to return in humble pilgrimage.”
“The Twentieth century had its moment of artistic splendour in its second decade, when it found a revolutionary fervour that it was never to find again: a ferment of cinema, jazz and atonal music, modern painting from cubism to da-da- to futurism … a period of such continual innovation that later periods couldn’t hope to compete with it.”
“It’s a pet idea of mine, that the passing of time keeps confirming, without any denial.”
“Razmataz is a story about the meeting between old Europe and young black music. And the meeting takes place in the city best suited to bringing them successfully together: Paris.”
“Europe, perhaps a little tired of its tamed and twice-told myths, wakes up to the fact that something new is being invented in America. All over Europe there’s vibrant interest in the exotic, a cult of Negritude, the discovery of primitive art and a desire to weigh European values on New York scales, to take American lessons.”
Parigi
Il 20° secolo ha avuto il suo splendore artistico nel suo secondo decennio con una forza rivoluzionaria che mai più in seguito si riuscirà a riscontrare: l’invenzione del cinema, l’invenzione della musica jazz e dell’atonalismo, i movimenti di avanguardia pittorica, dal cubismo al da-da, al futurismo… Tutta una serie di invenzioni che possono far impallidire qualsiasi iniziativa storicamente successiva. E’ una mia idea fissa, che il passare del tempo non fa che confermarmi senza alcuna smentita.
RAZMATAZ è, in forma di racconto, la celebrazione dell’incontro della vecchia Europa con la giovane musica nera. E questo incontro avviene nella città più adatta a farne mediazione e testimonianza: Parigi.
PAOLO CONTE L’avvocato col vizio del jazz di Claudio Fabretti e Clara Martinelli
XXe siècle : “les années vingt sont les plus audacieuses”
Paolo Conte : Dans cette histoire, dont j’ai imaginé les dialogues, c’est le surnom d’une danseuse-chanteuse noire. Ça peut vouloir dire ” menteuse “. Mais, je l’ai choisi surtout comme onomatopée car le mot ” jazz ” vient peut-être de là. L’origine étymologique de ce mouvement musical reste mystérieuse.
Quel a été la genèse de ce disque ?
Paolo Conte : C’est la mégalomanie typique des auteurs de chansons que de rêver à quelque chose qui comporte différents fragments de musique. Un peu comme une comédie musicale. L’argument célèbre, le Paris d’une époque, la rencontre entre la vieille Europe, son esprit esthétique et la musique noire américaine.
Qu’est-ce qui vous fascine dans cette période ?
Paolo Conte : J’ai toujours trouvé qu’à l’aube du XXe siècle, les années vingt sont les plus audacieuses. Elles ont été le témoin de grandes révolutions artistiques. Que ce soit le jazz, les arts comme la peinture et le mouvement dadaïste, le cubisme, etc. Tout cela a beaucoup apporté.
Paolo Conte ” Je n’ai pas peur d’être démodé “ L’Humanité, 4 mai 2001
“Jazz-Band Dada” L’afro-américanisme dans l’entre-deux-guerres par Jody Blake persee.fr (pdf)
“Das Kino, der Jazz, die atonale Musik, der Kubismus, Dada, Futurismus kulminierten in einer Periode kontinuierlicher Innovation, auf die man später nur neidvoll blicken konnte.” 1
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1985-2005
“C’était en janvier 1985 au Théâtre de la Ville. Le public français se laissait conquérir par le charme du crooner italien, par sa voix de rocaille enroulée de quelques notes de piano, « du jazz des origines », sa passion”.
L’homme du jour Paolo Conte 10 janvier 2005
Son dernier album s’intitule : Elegia.
«J’aime toujours les mêmes choses, confie-t-il. Le jazz des années 20 et 30, les poètes lyriques grecs, la peinture, Louis Armstrong, les gens qui savent vivre et laisser vivre.»«Mon dernier disque est en effet un peu mélancolique, mais il ne s’agit pas vraiment de nostalgie. Je fais parfois des sauts en arrière dans le temps, dans ces années 1910-1920 que je n’ai pas connues, plus par affinité de goût, par choix esthétique, que par réelle nostalgie.»2
Ce qui Conte par Gilles Médioni L’Express du 03/01/2005
Quelle idée avez-vous de votre public ?
Paolo Conte : J’ai remarqué que, même au-delà des barrières de langues, mon public reste un peu le même, des gens généralement plutôt cultivés, très jeunes ou âgés, qui sont curieux de choses artistiques, mais surtout – c’est leur point commun – ils ne sont pas esclaves de la mode, ils vivent dans la liberté absolue de prendre les choses de l’art.
Paolo Conte, crooner à l’italienne par Dominique Simonet, La Libre Belgique, le 17/03/2005
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CD
Elegia de Paolo Conte (2004)
Razmataz de Paolo Conte (2001)
- Paolo Conte – RazMaTaz [back]
- La « dolce vita » selon Paolo Conte Le chanteur italien sort un nouvel album, « Elegia ». Rencontre avec un artiste atypique, ancien avocat, amoureux du jazz… et des animaux, La Voix du Nord par Jean-Marc PETIT [back]
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