Musée précaire : quand l’art va à la rencontre de la banlieue
“…to be an artist… It is a question of courage.”
“The decision to be an artist is absolute and for eternity,’ he continues. ‘That has nothing to do with romanticism or idealism. It is a question of courage. I want to be courageous. An artist has to be courageous. Because he or she fights for the impossible, he or she has an impossible mission. It is impossible because there is no exit. No exit out of the world“.
Thomas Hirschhorn (Tate Magazine issue 7)
L’art pour contester, l’art pour éveiller
“Du 19 avril au 14 juin 2004, le plasticien suisse Thomas Hirschhorn délaissait les galeries new-yorkaises et les expositions européennes pour présenter ici, en Seine-Saint-Denis, le “Musée précaire Albinet“. A raison d’une exposition par semaine, il installait dans une structure temporaire montée au pied de la barre d’HLM, les œuvres de huit artistes majeurs du XXe siècle : Beuys, Dali, Duchamp, Le Corbusier, Léger, Malevitch, Mondrian et Warhol.”
(…)
L’art pour contester, l’art pour éveiller. L’art pour échanger, rapprocher, ranimer un quartier éteint. Ou juste l’art pour l’art. Chacun tire son fil. C’est Ali, 25 ans, animateur socio-éducatif :
“Quand j’étais gamin, le musée c’était un labeur. “Traîne pas ! Silence !” Il y a encore deux ans, nous, les animateurs, on amenait les petits au Louvre la peur au ventre. Aujourd’hui, je ne dis pas qu’on y va tout le temps. Mais c’est banalisé. Comme la piscine. Beaubourg, Orsay, l’Institut du monde arabe...” C’est Omar, sans emploi, épaules collées au mur, écouteurs sur les oreilles : “Le Musée précaire ? C’est vieux, on a presque oublié. Ça n’a pas changé le quartier. Et puis j’ai mal à la tête, pas le temps de vous parler.” Aucun intérêt ? “Bien sûr que si. On nous a fait confiance. On nous a laissés manipuler des trucs qui coûtaient des fortunes. Dali, Mondrian, Beuys… Et puis maintenant, on apprécie. Quand je vais voir mon copain Sory, à Beaubourg, je passe voir les expos, au 6e. Et éventuellement la collection permanente, en dessous.”
Gwenaël Florès, responsable de la maison des jeunes Rosa-Luxemburg, au pied de la barre, explique :
“Le chômage, la pauvreté, ça n’a pas reculé avec le Musée précaire. Mais le regard des jeunes sur l’art a bougé. Et celui de l’extérieur sur le quartier, aussi. La ville prévoyait de rénover le quartier du Landy, construire des logements en accès à la propriété, mais ça ne devait presque pas toucher Albinet. Comme d’habitude, on passait à côté. Là, ils ont changé tout le projet et centré l’effort ici. Ils vont créer un parc, une coulée verte jusqu’au canal. Je sais pas s’ils le diront, mais c’est le musée qui a permis ça.”
Quand l’art agite la cité 10.01.06 Le Monde
Les Laboratoires d’Aubervilliers
Coraly Suard, auteur réalisatrice, Jours tranquilles au Musée Précaire Albinet, film, 2005 (doc PDF)
Thomas Hirschhorn – Le musée précaire Albinet Agnès Cappadoro, graphiste – plasticienne, sur son blog Chrononotes
Anker? Hodler? Euh… non, Thomas Hirschhorn Samuel Schellenberg 4 Décembre 2004 Le Courrier
_____________________
Quelques planches…
« les oeuvres se confrontent ainsi à la réalité du temps qui s’écoule aujourd’hui à nouveau »
![]()
«Quelques planches, une buvette…» Musée précaire à Aubervilliers Par Joëlle Marcellot [12/12/2005]
“Au pied de la cité Albinet à Aubervilliers, à deux pas du Stade de France de Saint-Denis, le plasticien suisse reconnu dans le monde entier Thomas Hirschhorn et les jeunes du quartier ont construit le Musée précaire Albinet. Ensemble, dans ce terrain vague réinventé, ils ont présenté pendant huit semaines des oeuvres contempraines prvenant du centre Georges-Pompidou. La préparation du chantier a duré quant à elle plus de huit mois. Grâce à cette initiative, le rêve de changer la vie de la cité Albinet est devenu réalité.”
Reportage de Joëlle Marcellot, RFI
Chroniques de la vie en banlieue RFI
- Thomas Hirschhorn Swiss, born 1957, artnet.com [back]
Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.
Navigation : Home » Art » Blog article: Musée précaire : quand l’art va à la rencontre de la banlieue
- Performa : Arto Lindsay (Somewhere I read) mardi 17 novembre 2009
- Jill Magid : Becoming Tarden dimanche 15 novembre 2009
- Les Poppys au tribunal dimanche 15 novembre 2009
- Gigi Gaston samedi 07 novembre 2009
- Consolation vendredi 23 octobre 2009
Catégorie : Art
[Derniers articles publiés dans cette catégorie]Recent articles
dimanche 01 août 2010: Daria Marx mange son père
jeudi 29 juillet 2010: Hindi Zahra : “handmade”
mardi 20 juillet 2010: Vu sur le web ( 20.07.10 )
samedi 01 mai 2010: Vu sur le web ( 01.05.10 )
samedi 17 avril 2010: Pierre Akendengue (Gabon) : “Oma Ayiya”
Popular Tags
20s 30s 40s 50s 60s 70s 80s album Art blog chanson Cinema concert experimental exposition film folk Future Germany history Hitchcock hollywood hommage Japan livre lyrics Marilyn Music blog musique Paris peinture Photographie poésie postalicious rock Russia sculpture song théâtre twitter usa video ville Vintage warRecently featured on this blog [Amazon]
______________________________________________
1969 Woodstock, le premier festival : L'album des 40 ans by : Elliott Landy
-- Click here
______________________________________________
Kitty, Daisy & Lewis by :
-- Click here
______________________________________________
Tributaries (2008) by : Fredrika Stahl
-- Click here
______________________________________________




Commentaires
Pas encore de commentaire.
Laisser un commentaire