Fernando Pessoa : Le Marin

Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis

Le Marin

mise en scène : Alain Ollivier
avec
Anne Alvaro
Magali Montoya
Sylvie Pascaud

“Le Marin est composé les 11 et 12 octobre de l’année 1913, où Pessoa, dans la revue Teatro, revendique un théâtre proche de l’esprit des symbolistes français et de Maeterlinck: “L’intrigue au théâtre réside non pas dans l’action ni dans la progression et les conséquences de l’action, mais plus largement dans la révélation des âmes à travers les paroles échangées et la création de situations“. 1

“Trois jeunes filles veillent leur compagne défunte. C’est la nuit, et il y a comme un sillage vague de clair de lune.

Ne désires-tu pas, ma sœur, que nous trompions le temps en nous racontant ce que nous avons été ? C’est beau et c’est toujours faux...”

Pessoa a alors vingt-cinq ans. Et ce que lui dictent les voix de ces veilleuses, c’est le théâtre même de son inspiration. Les trois veilleuses sont les figures des voix intérieures du poète pendant la création.

“Un coq chante. Les veilleuses demeurent silencieuses. Non loin, sur un chemin, une charrette indécise gémit et grince.”

«Raconte encore, ma soeur, raconte encore… N’arrête pas de raconter, et ne fais pas attention aux jours qui naissent… Le jour ne se lève pas pour qui pose sa tête sur le sein des heures rêvées…Ne tords pas les mains, cela fait un bruit qui ressemble à un serpent furtif…Parle-nous encore, encore beaucoup de ton rêve

1ère représentation lundi 27 février, du 1er mars au 9 avril 2006

Reservation des places

Lusitanie

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O MARINHEIRO

Sinopse

“Na peça, ambientada sem referência de época, três donzelas, velam o cadáver de uma quarta, no interior de uma torre. Presas à realidade, têm como fuga para a liberdade o sonho e a própria morte. A aproximação do dia traz uma vontade desesperadora de “acordar” e ver que tudo não passou de um sonho… Quando fala do sonho, na peça, o autor faz referência ao seu processo de criação literária, tendo como ponto de partida a criação dos heterônimos, que acabam confundindo-se na essência do dramaturgo e, talvez, até anulando-a.”

“O Marinheiro” Reflexões sobre a vida e a morte, o real, o misterioso, o sagrado. Peça de Fernando Pessoa, escrita em 1913.

SEGUNDATodo este país é muito triste… Aquele onde eu vivi outrora era menos triste. Ao entardecer eu fiava, sentada à minha janela. A janela dava para o mar e às vezes havia uma ilha ao longe… Muitas vezes eu não fiava; olhava para o mar e esquecia-me de viver. Não sei se era feliz. Já não tornarei a ser aquilo que talvez eu nunca fosse…
PRIMEIRAFora de aqui, nunca vi o mar. Ali, daquela janela, que é a única de onde o mar se vê, vê-se tão pouco!… O mar de outras terras é belo?
SEGUNDASó o mar das outras terras é que é belo. Aquele que nós vemos dá-nos sempre saudades daquele que não veremos nunca…

Fernando Pessoa

O MARINHEIRO

DRAMA ESTÁTICO EM UM QUADRO

A Carlos Franco


  1. “Trois jeunes filles, trois « veilleuses », au chevet d’une quatrième, gisant dans son cercueil. Et puis … Le Marin. Surgissant de nulle part, dans l’imaginaire de l’une d’elles, qui le rêve si intensément, si passionnément, dans tous les détails de cette existence fictive, qu’il devient une présence inquiétante, investissant totalement leur esprit de ses mirages. Jeu de miroirs à l’infini, dédoublements en cascade, bientôt terrifiant. Car, en fin de compte, qui rêve vraiment ? Et si c’était Le Marin le seul réel ? et les jeunes filles, le rêve de ce rêveur ?” – Le Marin/O Marinheiro, traduit du portugais par Françoise Laye, ISBN : 2-267-01740-7
    80 pages, 2004 – éditions Christian Bourgeois [back]

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