Picasso et le bateau-lavoir : 13, rue Ravignan

1904/1909

L’atelier de Picasso ! Chose unique ! Dès l’entrée, malgré l’absence à peu près complète de meubles, on se demandait par quels moyens stratégiques , il serait possible de gagner l’intérieur…

Fernande Olivier, Picasso et ses amis, Paris, Editions Pygmalion, 2001 1

Le bateau-lavoir
Paris : Bateau-Lavoir – place Emile Goudeau (XVIIIème) – anciennement 13, rue Ravignan
Picasso à s’installera définitivement à Paris à 23 ans. Il emménagera dans le Bateau-Lavoir fréquenté par une communauté d’artistes et y peindra les “Demoiselles d’Avignon“.

Pendant ce qu’on appellera la période « rose » (1904-1906), le peintre se consacre aux thèmes du cirque et des saltimbanques. Picasso s’établit définitivement à Paris dans un atelier du Bateau-Lavoir et rencontre Apollinaire, Gertrude Stein 2, Matisse, Derain, et son marchand Daniel-Henri Kahnweiler. 3

* Musée Picasso

From Gertrude Stein on Picasso, 1970, Liveright, 1946, Random House :

Then again in 1904 he was once again in Paris.

He lived in Montmartre, in the rue Ravignan, its name has been changed now, but the last time I was there it still had its old charm, the little square was just as it was the first time I saw it, a carpenter was working in a corner, the children were there, the houses were all about the same as they had been, the old atelier where all of them had lived was still standing, perhaps since then, for it is two or three years that I was there last, perhaps now they have commenced to tear it down and build another building. It is normal to build new buildings but all the same one does not like anything to change, and the rue Ravignan of that time was really something, it was the rue Ravignan and it was there that many things that were important in the history of twentieth century art happened.

source : Canessa Park

12 mai 1970. Incendie au Bateau-Lavoir. Fonds L’Aurore / Photo Jacques Mouret / BnF


1905 view from Picasso’s studio at Bateau Lavoir

Picasso’s camera

Site de la Picasso Administration

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Gertrude Stein

Gertrude Stein’s war by Anne-Marie Levine

Any day is a day. Every day is a day and any one not needing that day just then is one not needing that any day is a day. Some one not needing that every day is a day is one not needing that every day is a day. Some one not coming to be wanting some day to be a day and having every day being a day is some one coming sometime to be one remembering that every day is a day, is one remembering any day that any day is a day. Madeleine is one remembering any day that any day is a day. She is one having been remembering any day that any day is a day.

Matisse Picasso and Gertrude Stein with Two Shorter Stories by Gertrude Stein – PROJECT GUTENBERG EBOOK


  1. On est ce que l’on garde. (Les archives de Picasso, 22 octobre 2003 – 19 janvier 2004) [back]
  2. Americans in Paris: Virgil Thomson and Gertrude Stein & Other Expatriates – Bibliography [back]
  3. « Les tableaux, on les fait toujours comme les princes font leurs enfants : avec des bergères. On ne fait jamais le portrait du Parthénon ; on ne peint jamais un fauteuil Louis XV. On fait des tableaux avec une bicoque du Midi, avec un paquet de tabac, avec une vieille chaise […]. Quand on part d’un portrait et qu’on cherche par des éliminations successives à trouver la forme pure, le volume net et sans accident, on aboutit fatalement à l’œuf. De même, en partant de l’œuf on peut arriver, en suivant le chemin et le but opposés, au portrait. Mais l’art, je crois, échappe à cet acheminement trop simpliste qui consiste à aller d’un extrême à l’autre. Il faut pouvoir s’arrêter à temps. Tout l’intérêt de l’art se trouve dans le commencement. Après le commencement, c’est déjà la fin. Quelqu’un me demandait comment j’allais arranger mon exposition. Je lui ai répondu : “Mal”. Car une exposition, comme un tableau, bien ou mal “arrangée”, cela revient au même. Ce qui compte, c’est l’esprit de suite dans les idées. Et quand cet esprit existe, comme dans les plus mauvais ménages, tout finit par s’arranger. Rien ne peut être fait sans la solitude. Je me suis créé une solitude que personne ne soupçonne. Il est très difficile aujourd’hui d’être seul, car nous avons des montres. Avez-vous vu un saint avec une montre ? J’ai pourtant cherché partout pour en trouver un, même chez les saints qui passent pour les patrons des horlogers. »

    Daniel-Henry Kahnweiler, « Huit entretiens avec Picasso », première publication dans Le Point, Mulhouse, octobre 1952., source : Pablo Picasso Centre Beaubourg, dossiers pédagogiques sur les collections du Musée d’Art Moderne [back]

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