June 1949

Clifford Coffin (1913-1972)



Vogue June 1, 1949 by Clifford Coffin

From 1944 to 1955, the photographer Clifford Coffin (1913-72) worked for magazines such as Vogue or Glamour. His elegant and characteristic style got a great admiration, but his work were forgotten because of the fire that burnt most of his photographs.

In 1986, when some of his remaining works were found at British Vogue, his mysterious life and elegant style of works were unveiled.

Clifford Coffin Part II
Photographer: Clifford Coffin
Magazine: Vogue, 1940′s/50′s 1

Vintage 1949 – 1950 Vogue Pattern Book Magazine

Simone de Beauvoir : The Second Sex 1949 first published as “Le Deuxième Sexe”, in 1949

First Published in English: by Jonathan Cape in 1953;

The violence and level of these reactions left me perplexed. Among the Latin peoples, Catholicism has encouraged masculine tyranny and even inclined it towards sadism; Italian men have a tendency to combine it with coarseness, and the Spaniards with arrogance, but this sort of meanness was particularly French. Why? Primarily because in France a man feels himself economically threatened by feminine competition; to maintain, or to assert the maintenance of a superiority no longer guaranteed by the customs of the country, the simplest method is to vilify women. A tradition of licentious talk provides a whole arsenal calculated to reduce women to their function as sexual objects: sayings, images, anecdotes and the vocabulary itself. Also, in the erotic field, the ancestral myth of French supremacy is being threatened; the ideal lover is now generally attributed to the Italian rather than the Frenchman; finally, the critical attitude of liberated women wounds or tires their partners; it makes them resentful. This meanness is simply the old French licentiousness taken over by vulnerable and spiteful men.

Simone de Beauvoir. Le Deuxième Sexe. 2 vols. Paris: Gallimard, 1949. [English :1952].

Simone de Beauvoir (1963) : On the publication of The Second Sex

“Du fait qu’aucun terme fixe ne lui est assigné, le plaisir vise l’infini”

adhuc ardens rigidoe tentigine vulvae
Et lassata viris, necdum satiata recessit

Juvénal

(…)

C’est qu’en vérité la volupté n’a pas du tout chez la femme la même figure que chez l’homme. J’ai dit déjà qu’on ne savait pas exactement si le plaisir vaginal aboutissait jamais à un orgasme défini : sur ce point les confidences féminines sont rares et même quand elles visent la précision elles demeurent extrêmement vagues ; il semble que les réactions soient très différentes selon les sujets. Ce qui est certain c’est que le coït a pour l’homme une fin biologique précise : l’éjaculation, et assurément c’est à travers quantité d’autres intentions très complexes que cette fin est visée; mais une fois obtenue elle apparaît comme un aboutissement et, sinon comme l’assouvissement du désir, du moins comme sa suppression. Au contraire, chez la femme, le but est au départ incertain et de nature plus psychique que physiologique; elle veut le trouble, la volupté générale mais son corps ne projette aucune conclusion nette de l’acte amoureux : et c’est pour cela que pour elle le coït n’est jamais tout à fait fini : il ne comporte aucune fin. Le plaisir mâle monte en flèche; lorsqu’il atteint un certain seuil il s’accomplit et meurt abruptement dans l’orgasme; la structure de l’acte sexuel est finie et discontinue. La jouissance féminine est irradiée dans le corps tout entier; elle n’est pas toujours centrée sur le système génital; même alors les contractions vaginales plutôt qu’un véritable orgasme constituent un système d’ondulations qui rythmiquement naissent, s’effacent, se reforment, atteignent par instants un paroxysme, puis se brouillent et se fondent sans jamais mourir tout à fait. Du fait qu’aucun terme fixe ne lui est assigné, le plaisir vise l’infini : c’est souvent une fatigue nerveuse ou cardiaque ou une satiété psychique qui limite les possibilités érotiques de la femme plutôt qu’un assouvissement précis; même comblée, même épuisée, elle n’est jamais tout à fait délivrée : Lassata necdum satiata, selon le mot de Juvénal.

Le deuxième sexe, Simone de Beauvoir p179-181


  1. Photographie de L’Après-guerre

    1949

    June , 1949 Marta Toren
    George Orwell ‘Nineteen Eighty-Four’ June 1949
    [George Orwell: 'Nineteen Eighty-Four'. Front cover page.] [back]

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