Clément Rosset : philosophe du tragique et du double
A priori je me destinais davantage à une carrière musicale. J’étais plutôt bon pianiste, mais mauvais lecteur de musique. Cependant mon attachement pour Montaigne, Pascal, Nietzsche, dont la lecture m’a profondément marqué, l’a emporté. Et puis à dix-neuf ans, j’ai été saisi par une idée, celle du tragique, que j’ai formulée dans un livre, “La Philosophie tragique”, en 1960. Je suis donc devenu très tôt écrivain et philosophe, un peu malgré moi, tout simplement parce que je me suis retrouvé en possession d’une thématique que je n’avais pas envie de laisser tomber. Au fond, je n’ai eu que deux idées dans ma vie, celle du tragique et celle du double, vers 1975. Ce sont d’ailleurs ces deux idées que je n’ai cessé de répéter dans tous mes livres, à l’exception de “Route de nuit”, le seul livre qui ne soit pas philosophique. 1
Depuis plus de trente ans, le philosophe Clément Rosset échange une correspondance régulière avec sa sœur. Françoise Rosset, traductrice de Borges et d’autres écrivains hispanophones, joue avec constance le rôle de confidente, de correctrice, d’agent littéraire parfois. Aujourd’hui conservées au Département des Manuscrits de la Bibliothèque Nationale de France, ces lettres fournissent de précieuses indications sur les méthodes de travail du philosophe, sur son rapport à l’écriture et sur la genèse de quelques unes de ses œuvres, publiées ou inédites. 2
« Entretien avec Clément ROSSET »
Ecouter la séance : le 2 juin 2008 (17h – 19h) — Michèle Sacquin
Lieu : Salle des Actes
_______________
L’album des écrivains: Clément Rosset Libération – Images d’archives de l’INA de l’émission de Michel Polac, “Post Scriptum”, dont le thème était l’Amérique des hippies et le “Journal californien” d’Edgar Morin. Le sujet donne lieu à quelques empoignades verbales et à une intervention in fine de Clément Rosset (11/01/1971)
- Etre heureux,
c’est toujours être heureux malgré tout 1999, ins Le Monde de l’éducation n° 275 [back] - Le philosophe Clément Rosset a fait don à la Bibliothèque nationale de France de l’ensemble presque complet de ses manuscrits, parmi lesquels figurent quelques inédits, et une belle correspondance avec sa sœur, qui est aussi sa collaboratrice et sa traductrice, et avec divers auteurs comme Cioran, Deleuze ou Jankelevitch. – Ils ont donné récemment à la BnF… Don du philosophe. Avril 2007. Département des Manuscrits [back]
Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.
Navigation : Home » Philosophy » Blog article: Clément Rosset : philosophe du tragique et du double
- Clément Rosset : philosophe du tragique et du double samedi 08 novembre 2008
- Parasols mardi 15 janvier 2008
- Simone de Beauvoir et la nouvelle guerre des boutons dimanche 13 janvier 2008
- Emil Cioran (1911-1995) samedi 25 août 2007
- Aesthetics : the politics of laisser-faire vendredi 11 mai 2007
Catégorie : Philosophy
[Derniers articles publiés dans cette catégorie]Recent articles
mardi 23 juin 2009: Paulette NARDAL (1896-1985)
mercredi 10 juin 2009: Compagnie KÄFIG : “Terrain vague” (sur Numeridanse)
vendredi 08 mai 2009: Titi Robin
lundi 20 avril 2009: Georges Fourest
samedi 18 avril 2009: Vera Kholodnaya (1893-1919)
Popular Tags
20s 30s 40s 50s 60s 70s 80s Art BD chanson Cinema concert experimental exposition Fashion film folk Germany history Hitchcock hollywood hommage Japan Jazz livre Marilyn Music blog musique nuit blanche Paris peinture philosophie Photographie poésie rock Russia sculpture song Spain style théâtre usa video ville warRecently featured on this blog [Amazon]
______________________________________________
Tributaries (2008) by : Fredrika Stahl
-- Click here
______________________________________________
Paris Blues (1961) by : Martin Ritt
-- Click here
______________________________________________
Female Prisoner 701: Scorpion (Ws Sub) by : Shunya Ito
-- Click here
______________________________________________

A priori je me destinais davantage à une carrière musicale. J’étais plutôt bon pianiste, mais mauvais lecteur de musique. Cependant mon attachement pour Montaigne, Pascal, Nietzsche, dont la lecture m’a profondément marqué, l’a emporté. Et puis à dix-neuf ans, j’ai été saisi par une idée, celle du tragique, que j’ai formulée dans un livre, “La Philosophie tragique”, en 1960. Je suis donc devenu très tôt écrivain et philosophe, un peu malgré moi, tout simplement parce que je me suis retrouvé en possession d’une thématique que je n’avais pas envie de laisser tomber. Au fond, je n’ai eu que deux idées dans ma vie, celle du tragique et celle du double, vers 1975. Ce sont d’ailleurs ces deux idées que je n’ai cessé de répéter dans tous mes livres, à l’exception de “Route de nuit”, le seul livre qui ne soit pas philosophique. 


Commentaires
Pas encore de commentaire.
Laisser un commentaire